6 conseils pour monter son cabinet de kiné

 Lancez-vous !  

le 19.03.2020

5 min

S’installer…C’est le rêve de beaucoup de libéraux de santé après quelques années à exercer chez les autres, en tant que collaborateurs ou remplaçants. En l'occurence, devenir titulaire implique de nouvelles responsabilités, (comme celle d'avoir dorénavant à trouver ses propres remplaçants 🙃), mais quel luxe d'être enfin son propre patron !

 

« Mon cabinet, aujourd’hui, ressemble à l’image idéale que j’en avais étant étudiant. C’est simple j’aime tout : mon quartier, mon équipe et mon espace de travail. ». Cela fait rêver non ? Mais attention, il ne s’agit pas de se lancer sans préparation ! À l’occasion d’une rencontre avec Xavier, kiné installé dans le 11ème arrondissement de Paris, nous vous livrons les 7 conseils clés pour organiser votre installation en toute sérénité. 

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Comment j'ai monté mon cabinet

1. Bien choisir son lieu d'installation

Un bon spot d’installation c’est d’abord un lieu où on vit bien et où l’on se voit y vivre un certain temps. Ce lieu déterminera également la typologie de votre future patientèle. « J’ai choisi le 11ème car j’étais enthousiaste à l’idée d’accompagner une patientèle jeune et sportive.» confie Xavier.

 

Il est aussi bon de rappeler qu’en fonction des villes ou régions d’exercice, la tarification des actes diffèrent. 

Attention aux zones sur-dotées

Depuis 2018, les ARS peuvent contrôler (et plafonner) le nombre de kinés en exercice par territoire, à dessein de favoriser les installations en zone sous-dotées. Si vous souhaitez vous installer en zone surdotée, vous devrez d’abord obtenir le conventionnement de la CPAM. Tout comprendre sur le zonage ici. 


2. Opter pour la forme juridique qui correspond le mieux à votre projet

Cabinet individuel

Il y a ceux qui souhaitent se lancer seul, en montant un cabinet individuel. Ceux-là pourront opter pour la SELURL (société à responsabilité limitée unipersonnelle) ou la SELASU (société par actions simplifiée unipersonnelle).

 

Cabinet de groupe

Si comme Xavier, vous préférez vous associer, sachez que différents statuts existent. 

« J’aime bien l’idée qu’en cas de coup dur, on soit deux à se serrer les coudes. Et puis quand ça marche, on a quelqu’un avec qui se réjouir ! » assure Xavier. Il vous faudra alors choisir entre SCM (Société Civile de Moyens) qui vise à faciliter la mutualisation du matériel ; SCP (Société Civile Professionnelle) ou SELARL (Société d’Exercice Libéral).

Quelque soit votre décision, faites-vous d’abord conseiller par un expert comptable ou un fiscaliste qui vous expliquera en détail les modalités fiscales inhérentes à votre statut. 

3. Choisir son local et l'aménager

 

Trouver son local

« C’est la partie la plus compliquée. Nous ça nous a pris 6 mois. », admet Xavier. Les cabinets de kiné ont besoin d’une surface conséquente pour exercer, entre les salles de consultation et le plateau technique. Pour faire vos recherches, il vous faudra éplucher les annonces et trouver la perle rare en s’assurant de toujours bien négocier les prix. On vous conseille d’aller faire un tour sur Se loger ou Leboncoin.

 

Acheter vos murs peut s’avérer être un investissement intéressant en fonction des villes. Vous aurez alors le choix entre financer votre local à la charge de votre cabinet ou par l’intermédiaire d’une Société Civile Immobilière (SCI). 

Aménager son local et choisir ses fournisseurs de matériels

« C’est la partie la plus sympa ! » reconnaît Xavier. C’est à vous d’aménager votre local pour le faire correspondre au plus près à vos besoins de kinésithérapeute. « Avec mon associé, on est tout de suite tombés d’accord sur le fait qu’on voulait des boxs ouverts afin de maximiser la taille du plateau technique. »

Pour vous accompagner dans cette étape cruciale, ne négligez pas l’apport d’un architecte d’intérieur qui pourra au mieux valoriser votre surface disponible.

 

 

 


4. Faire sa demande de prêt (et bien négocier son taux !) 

 

Ça y est vous avez une existence juridique et un local en vue ? Il est temps d’aller faire le tour des banques ! « Notre chance, c’est qu’en tant que kiné, on est plutôt bien accueilli par les banques. » constate Xavier.  

La première étape avant de se lancer est de construire un business plan solide avec l’aide de votre expert comptable. L’enjeu sera alors de bien estimer vos futures recettes (en vous basant sur un nombre de consultations hebdomadaires estimées par exemple), mais aussi et surtout, vos futures charges. Une installation devient financièrement intéressante si les charges sont contrôlées et raisonnables par rapport au chiffre d’affaire de votre activité. Il ne faudra donc pas oublier d’appréhender le montant de votre taxe foncière, loyer, internet, électricité, etc.

 

C’est sur la base de ce business plan que les banques décideront ou non de vous suivre. 

Une fois votre plan de financement validé par une première banque, il vous restera à faire le tour des autres banques afin de faire jouer la concurrence. A ce moment-là, se faire accompagner d’un courtier en charge de négocier les taux à votre place peut s'avérer intéressant.

5. Se construire une patientèle 

 

L'épreuve du remplissage d'agenda

Comment se construire une patientèle quand on est nouvellement installé ? « L’année avant de s’installer, j’avais fait en sorte d’avoir beaucoup de domiciles dans la zone où je souhaitais prochainement m’établir. » confie Xavier. « Le jour où nous avons ouvert, ces domiciles ont constitué nos premiers patients. »

Une autre stratégie efficace consiste à vous faire connaître des cabinets de généralistes et des pharmacies de votre secteur afin de vous faire recommander auprès des patients. 

Enfin, il ne faut pas sous-estimer la force d’attraction de Doctolib. « Doctolib nous a rempli notre agenda en 1 mois. On en a pris pour tout le monde. » admet Xavier.

Continuer à se former pour diversifier son activité

Dernier rappel, mais pas des moindres : plus vous aurez de cordes à votre arc, plus vous pérenniserez votre activité en vous construisant une patientèle diversifiée et fidèle. « Pour cela il est impératif de continuer à se former tout au long de sa carrière », rappelle Lola, kinésithrapeute à Grenoble. 

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MON RETOUR d'expérience sur la formation kiné sport expert

6. Apprendre à trouver et recruter ses collaborateurs et remplaçants

 

Qui dit formation continue, dit absence du cabinet. Voici la première raison pour laquelle les kinésithérapeutes en libéral recherchent des remplaçants. Sans compter les congés, les absences pour maladie, grossesse... Maintenant que vous êtes chef à bord, il s'agit de savoir déléguer votre activité au moment où vous en avez besoin pour ne pas laisser vos patients sans prise en charge.

Pour trouver la perle rare, les options sont variées mais le constat, partagé entre tous les installés, reste le même d'année en année : c'est compliqué. Facebook, Physiorama, Physiojob, bouche à oreille. Il vous faudra avant tout donner envie aux praticiens disponibles de vous rejoindre car la situation actuelle ne joue pas en faveur des cabinets : il y a plus de demandes de remplacements et de recrutements que de kinés formés pour y répondre. Pour connaitre tous les bons tuyaux, vous pouvez vous réferrer à notre Guide du kiné pour se faire remplacer.

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Et maintenant, c’est à vous de jouer !

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